Heureux les fêlés car ils laissent passer la lumière Audiard…Hélas, il y en a peu en Belgique
Les amants prétentieux
Dans la forêt, enfui comme dans un gâteau, il y a toujours un arbre marqué d’un cœur et d’une flèche à prénoms.
Dans la forêt, je vais et je caresse la cicatrice des écorces.
C’est bien prétentieux de la part des amants de parier sur l’amour en blessant les arbres.
L’histoire d’amour se fane.
Immobile et donné aux hommes dans une méditation vulnérable, l’arbre ne crie pas, ne bouge pas. Il pousse vers la lumière bercé par la sourde mélancolie du vent qui joue de ses branches.
Comme un chercheur d’étoiles filantes, parfois je me poste près des grands tailladés.
J’aimerais saisir l’instant de la gravure ; croiser le regard de ces chercheurs d’éternité.
Est-ce un paradis, un cimetière oublié ?
On revient rarement sur les tombes et le paradis est un instant.
Tant qu’il y aura des arbres, on pourra toujours croire à la pérennité de l’amour.
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