A Keerbergen au milieu des belles villas, sur un rond-point- que L’on a bâti autour – trône un moulin façon Don Quichotte.
Le dernier meunier est mort depuis longtemps; les champs de blé ont été remplacés par des gens pleins de blé.
Cela va de l’aquarium moderne , meublé avec une sobriété de sous-vêtements de carmélite, aux cottages surannés, en passant par l’architecture Dallas-so-colonialiste:
Buis disciplinés ,des pavés sans un pet de mauvaise herbe aux jointures.
Là, pas de nains de jardin ou de fiers paysans en plâtre, conduisant deux, quatre, six chevaux au milieu des parterres, mais du non figuratif, grand, rouillé, cher et torturé; de la ferronnerie inspirée qui pointe vers le ciel . Ou de la retape de château: Des apolonneries et de la Diane chasseresse.
Le moulin reste là, les ailes figées. Le rouet et la pelote se sont tus et la meule broie du noir à défaut de farine.
Au milieu du carrefour, il sépare les deux mondes du tout venant au très cossu .De la maison de rangée au palais sophistiqué.


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